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PÉDAGOGIEPolele Explique

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Polele ExpliqueÉconomieKinshasa / Paris

Liste grise du GAFI : la RDC en sort. Ça change quoi ?

Le Groupe d’action financière (GAFI) a officialisé le retrait de la République Démocratique du Congo de sa liste grise le 30 octobre 2026. Une avancée décisive pour la crédibilité financière du pays, mais sans bouleversement immédiat dans votre portefeuille.

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C’est une décision attendue depuis quatre ans à Kinshasa : réuni en assemblée plénière à Paris le 30 octobre 2026, le Groupe d’action financière (GAFI) a acté le retrait de la République Démocratique du Congo de sa « liste grise », la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée pour leurs faiblesses en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

1. Qu’est-ce que la liste grise du GAFI ?

Créé en 1989 par le G7, le GAFI est le gendarme mondial de l’intégrité financière. Il distingue la « liste noire » (réservée aux États non coopératifs comme l’Iran ou la Corée du Nord) de la « liste grise ». Y figurer ne constitue pas une sanction formelle, mais signale aux institutions financières du globe qu’un pays présente des vulnérabilités systémiques à surveiller de près.

2. Quatre années de réformes sous haute tension

Placée sous surveillance en octobre 2022, la RDC a dû accomplir un plan d’action exhaustif de 23 mesures prioritaires. Parmi les avancées déterminantes figurent la modernisation de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), son admission au sein du prestigieux Groupe Egmont en juillet 2026, ainsi que la création d’un registre public des bénéficiaires effectifs d’entreprises.

3. Les retombées réelles pour l’économie et le citoyen

Sur le plan macroéconomique, cette sortie fluidifie les relations des banques congolaises avec leurs correspondants internationaux. Elle allège le coût de la conformité (due diligence) et supprime les blocages récurrents lors des virements transfrontaliers des entreprises.

CE QUI CHANGE (ET CE QUI NE CHANGE PAS)

Pour le citoyen ordinaire et les utilisateurs de mobile money, aucun changement de tarif n’est à attendre à court terme. La RDC doit encore obtenir sa radiation de la liste européenne des pays à haut risque pour que les transferts depuis la diaspora soient totalement fluidifiés.

4. Les défis du plan post-ICRG

  • Prouver l’indépendance et l’efficacité des poursuites judiciaires contre les délits financiers.
  • Consolider les contrôles douaniers et frontaliers sur les flux de devises et minerais.
  • Assurer la conformité continue sans relâche pour écarter tout risque de rechute.
Sources consultées (3)